« L’ Ours blanc »

Fonte anonyme reprenant le modèle de Pompon

Cette sculpture façonnée dans l’esprit des modèles de POMPON a comme particularité ses dimensions, avec une longueur de 85 cm elle atteint une taille quasiment du double des fontes en réduction de l’ours polaire de Pompon. C’est là tout l’intérêt de cette pièce introuvable, qui est bien une fonte d’interprétation en hommage à l’œuvre du grand sculpteur.

Ce bronze est original, original par ses dimensions, original par son anonymat et enfin original par son prix, en comparaison des centaines de tirages de fontes posthumes issues des différents modèles originaux qui apparaissent régulièrement sur le marché pour des valeurs fluctuantes en fonction du millésime de leur production !

Ce bronze à patine noire de grandes dimensions est apparu une seule fois sur le marché ces dix dernières années. D’artiste, de fondeur et d’époque inconnus, seul son volume et sa plastique bien comprise en font une copie d’art accomplie.

Avec son ours polaire, Pompon transforme radicalement la sculpture animalière : il n’est plus dans l’anatomie, il est dans l’interprétation des émotions que génère l’animal. Eliminant l’accessoire et le détail, il abandonne tout rendu réaliste pour s’attacher à « l’essence même de l’animal ». Cette économie de moyen donne à l’œuvre une présence qui trouve sa véritable force dans l’échelle monumentale. Loin de l’anecdote, elle révèle la recherche d’une intemporalité, d’une permanence : sous les dehors silencieux des formes pleines, l’univers de la sculpture lisse devient le lieu d’éclosion d’une aspiration à la forme universelle. « Je conserve un grand nombre de détails destinés à disparaître, disait Pompon.

L’Ours blanc de François Pompon est une œuvre emblématique de l’art animalier moderne. Son succès ne se dément pas depuis sa présentation au Salon de 1922, où il permit à son auteur, alors âgé de 67 ans, d’atteindre enfin la célébrité après une vie entière passée dans l’ombre des grands maîtres de son temps. En effet, durant la plus grande partie de sa carrière, François Pompon fut praticien, auprès d’Auguste Rodin  à partir de 1890  puis d’Antonin Mercié, Alexandre Falguière et René de Saint-Marceaux. Ce n’est que très tardivement qu’il mit en avant ses projets personnels, notamment après avoir décidé de ne prendre pour sujets que des animaux, à partir de 1905. Il adopte alors un parti pris très particulier et éminemment moderne : ne pas s’attacher au réalisme et chercher à atteindre l’essence même de la bête, éliminant peu à peu, «tous ces falbalas», comme il disait lui-même, au profit de formes arrondies, qui traduisent la présence intemporelle de l’animal. Le poli de la surface, jouant avec la lumière, renforce la monumentalité de la sculpture. En 1918, Pompon présente sa première sculpture d’ours brun, tête baissée. En travailleur acharné, il ne s’arrête pas là. L’Ours blanc est né officiellement en 1922, mais l’artiste est passé par des phases de doute après la commande par l’État d’un modèle en pierre de Lens, aujourd’hui conservé au musée d’Orsay. À partir de 1926, il apporte plusieurs modifications sur ses bronzes en réduction réalisés à la cire perdue, cherchant à améliorer ce qu’il considère comme son chef-d’œuvre. François Pompon était si fier de cette sculpture, devenue dès lors sa signature, qu’il en cloua une tête en plâtre sur la porte de son atelier.

Prix : 6 000 €

 SHOWROOM - CENTRE VILLE DE VALENCE (26)

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